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20/03/2008

L'Enantone est-elle tolérable et efficace? Qu'en est-il des effets indésirables de longue durée?

La Fondation américaine Endometriosis Research Center est indépendante, fait preuve de transparence dans son fonctionnement, son financement et ses rapports avec le monde médical et l'industrie pharmaceutique. Elle ne reçoit pas d'argent des firmes pharmaceutiques, ce qui est une garantie d'objectivité dans ce monde où les firmes paient des médecins connus - des "leaders d'opinion" - pour faire la promotion de leurs médicaments à travers des articles dans la presse spécialisée ou les media grand public. Elles paient les médecins en finançant leurs travaux, en les invitant à des congrès dans des palaces luxueux au soleil, en leur octroyant divers avantages, en éditant leurs travaux, etc. Ainsi, il suffit d'une petite recherche "endométrioses Takeda" pour voir que le laboratoire Takeda Abbott, producteur de l'Enantone, a financé et même édité directement le seul ouvrage de référence sur l'endométriose, et ce depuis 1994... Ouvrage collectif auquel  ont contribué la plupart des spécialistes français (vrais ou autoérigés tels)...

Cela ne serait pas possible dans un pays anglo-saxon sans discréditer la réputation des spécialistes en question. Puisque cela s'appelle un conflit d'intérêt: l'intérêt financier du médecin en question est opposé à l'intérêt de la santé du patient... Tout le monde imagine aisément que Takeda n'a pas financé l'ouvrage pour s'entendre dire que l'Enantone n'est pas utile dans l'endométriose, qu'elle est même contre-productive par rapport à la chirurgie et a par ailleurs beaucoup trop de risques d'effets secondaires graves et de longue durée, ce qui rend son emploi déraisonnable dans une maladie où il y a des alternatives moins dangereuses et dont l'usage peut être interrompu rapidement en cas de problème (ce qui n'est pas le cas avec les piqûres à libération prolongée). Ce sont bien entendu les progestatifs, médicaments de première intention, comme le disent les Recommandations de l'Afssaps.

Cette Fondation indépendante, que vous trouverez partout sur Internet sous le sigle ERC, a parmi ses conseillers quelques-uns des spécialistes mondialement reconnus dans le traitement de l'endométriose - et connus aussi pour leur indépendance. Tels le numéro un mondial en la matière, le Dr David B. Redwine, opposé à l'utilisation de tout traitement hormonal, qui est contre-productif en chirurgie de l'endométriose. Les affirmations du Dr Redwine ont un poids particulier parce que c'est l'un des pionniers de la technique chirurgicale qui s'impose peu à peu partout dans le monde comme étant la meilleure - l'exérèse des lésions -, mais aussi parce qu'il ne soigne que des endométrioses depuis 30 ans, qu'il a beaucoup contribué à la description de la maladie, y compris dans ses formes les moins connues et, last but not least, que son taux de succès est le plus important au monde. En effet, Redwine arrive à 60 à 70% de guérison en une à deux opérations qui font l'exérèse de toutes les lésions en même temps, quelle que soit leur localisation. Le succès a une condition nécessaire: que la chirurgie se fasse sans traitement hormonal préalable, pour que le chirurgien puisse tout voir et tout extirper à la fois, se laissant guider aussi par les inflammations et autres réactions provoquées par des lésions gonflées à bloc en oestrogènes. Réactions qui servent de "guide" notamment pour des lésions ou nodules en profondeur, dont le seul signe en surface est un phénomène inflammatoire, un saignement, etc. Ces signes de souffrance du tissu entourant la lésion d'endométriose diminuent ou disparaissent temporairement sous traitement hormonal, ce qui fait que beaucoup de lésions, nodules, etc. qui ne sont pas directement accessibles, ne seront pas vus par le chirurgien qui les laissera en place. Inutile de dire que ce qui n'est pas opéré reprendra son activité - et causera à nouveau des douleurs - dès que les règles reviendront... Et le chirurgien lambda imposera un autre traitement hormonal, il y aura une autre chirurgie incomplète, etc. Cercle vicieux infernal...

Enfin... La Fondation ERC qui bénéficie de l'expertise des meilleurs spécialistes américains a pris ouvertement position contre l’utilisation abusive des analogues de la GnRH, prescrits souvent avant même que le diagnostic d’endométriose soit histologiquement confirmé. La Fondation a réalisé deux enquêtes auprès de femmes souffrant d'endométriose, afin de connaître l'efficacité de l'Enantone dans la diminution des symptômes, puis la proportion des femmes ayant eu des effets secondaires de courte, moyenne et longue durée, non pas pendant le traitement, mais une fois l'Enantone arrêtée.

L'Enantone s'appelle LUPRON aux Etats-Unis (et au Canada), mais c'est exactement le même produit: l'acétate de leuproréline ou leuprolide. Il n'est question que d'Enantone/Lupron, parce que c'est elle qui a le monopole aux Etats-Unis, où les autres - Trelstar ou Gonapeptyl/ Décapeptyl ou encore Zoladex - commencent à peine à émerger.

Une première enquête a porté sur les effets de l’Enantone pendant la durée du traitement :

  • 27.71% estiment l’Enantone tolérable et efficace dans la diminution des symptômes (c’est-à-dire surtout diminution de la douleur);
  • 7.23% estiment l’Enantone tolérable mais inefficace dans la diminution des symptômes;  
  • 16.87% estiment l’Enantone intolérable mais efficace dans la diminution des symptômes;  
  • 48.19%, près de la moitié des participants, ont indiqué que l’Enantone était intolérable et inefficace dans la diminution des symptômes. 
Une deuxième enquête a porté sur les effets secondaires à long terme de l’Enantone, donc des mois voire des années après l’arrêt du traitement :
  • 21.67% n’ont pas subi d’effets secondaires durables après l’arrêt de l’Enantone;
  • 26.67% ont subi des effets secondaires durant près de 6 mois après l’arrêt ;
  • 10.00% ont subi des effets secondaires jusqu’à un an après l’arrêt ;
  • 5.00% ont subi des effets secondaires jusqu’à deux ans après l’arrêt ;
  • 6.67% ont subi des effets secondaires jusqu’à trois ans après l’arrêt ;
  • 6.67% ont subi des effets secondaires jusqu’à quatre ans après l’arrêt ;
  • 23.33%, ont subi ces effets pendant 5 ans ou plus après avoir arrêté.
Ces effets secondaires incluent les troubles cardiovasculaires, l'épilepsie et la fibromyalgie, mais cette liste est loin d'être exhaustive.

Ces enquêtes n’ont porté que sur l’Enantone. Si l’on pense au fait que les autres analogues agonistes GnRH (Décapeptyl, Synarel, Zoladex, Suprefact, Eligard, Bigoniste, Diphéréline, Lucrin, Lupron, Ginecrin, Prostap...) sont tout à fait semblables, ont le même mode d'action sur l'axe hypothalamo-hypophysaire-ovarien (ou testiculaire chez les hommes) et sur le réseau de neurotransmetteurs impliqués et ont les mêmes effet secondaires, les évaluations donnent le vertige...

Chacun de ces médicaments détraque - chez tout le monde - le système nerveux végétatif, avec des conséquences plus ou moins marquées, plus ou moins longues, sans que l'on puisse dire pourquoi certaines personnes réagissent plus fortement que d'autres. Compte tenu des fonctions du système nerveux végétatif (ou autonome), les réactions adverses peuvent intervenir n'importe où, ce qui donne un tableau tellement diversifié d'effets secondaires, que certains ont du mal à croire que tout peut venir d'un seul médicament: nodule ou maladie autoimmune de la thyroïde, urticaire, choc anaphylactique/allergique, accident vasculaire cérébral ou ischémie transitoire, embolie pulmonaire, pneumopathie, tendinites, douleurs musculaires, arthralgies ou douleurs articulaires, fractures, neuropathies et autres maladies neurologiques et neuromusculaires, troubles visuels (hémorragie de la rétine, rétrécissement du champ visuel, nerfs optiques endommagés par un oedème, etc.), troubles auditifs, maux de tête, migraines caractérisées, hypertension ou hypotension, battements du coeur ralentis ou au contraire accelérés (palpitations), infarctus, faiblesse musculaire ou au contraire raideur, spasticité, contractures (neuro)musculaires, vertiges, asthénie, fatigue chronique, dépressions, idées suicidaires ou au contraires épisodes d'euphorie et de manie, fibromyalgies, apoplexies ou hémorragies de l'hypophyse, tumeurs (adénomes) hypophysaires, mais aussi troubles hépatiques (du foie), troubles gastro-intestinaux allant des ulcères aux nausées, vomissements, constipations très fortes ou au contraire diarrhées... La liste est loin d'être exhaustive...

Sans parler des maladies autoimmunes comme le Lupus ou de douleurs. Beaucoup de notices étrangères mentionnent les douleurs généralisées, y compris chez les enfants. Les douleurs thoraciques méritent une mention spéciale, parce qu'elles sont très angoissantes et font penser à un problème aigu du coeur, alors qu'il s'agit d'une réaction (la plupart du temps) neuromusculaire, la raideur et les contractures des muscles menant à un syndrome myofascial qui peut donner des douleurs à distance.

Le syndrome myofascial intervient très souvent dans le tableau des effets secondaires, à divers endroits du corps, y compris la tête et la face, associé ou non à d'autres maladies. Et ce pour la raison décrite ci-dessus: les contractures (neuro)musculaires créent des petites zones noueuses dans les muscles, qu'un spécialiste sent à la palpation, et qu'on appelle "point gâchette", parce qu'appuyer sur cette zone ou l'activer par un mouvement, etc. déclenche des douleurs à distance, selon le trajet du muscle ou de son support (myofascia, d'où le nom du syndrome) et/ou selon le trajet du nerf qui est éventuellement comprimé par ce "noeud" dans le muscle.

Vous trouverez beaucoup plus d'informations sur le syndrome myofascial comme sur d'autres effets secondaires et sur les solutions possibles dans le groupe de discussion de l'association: http://fr.groups.yahoo.com/group/VictimesEnantone/

Si vous ne souffrez pas d'un cancer et n'êtes pas dans un cas de force majeure, un seul conseil: prenez la fuite si on vous propose l'Enantone, le Décapeptyl, le Zoladex, le Synarel, Bigoniste, Suprefact ou la même chose sous un nom étranger: Gonapeptyl, Trelstar, Diphéréline, Lucrin, Lupron, Leuplin, Ginecrin, Procrin... Faites-vous expliquer les raisons de la prescription et pourquoi le médecin ne vous prescrit pas de progestatif, par exemple.

Bien entendu, nous ne sommes pas médecins et ne donnons pas de consultations médicales! Nous vous apprenons juste la distance critique, le regard critique, la recherche d'informations autres que celles françaises, quasi inexistantes. Chez nous, c'est toujours l'effet Tchernobyl, alors il faut regarder ailleurs. Nous sommes des victimes ayant souffert parfois pendant des années, et qui ont appris qu'il ne fallait pas faire confiance aveuglement à un médecin, même (ou surtout) s'il est très réputé, parce qu'il pourrait avoir un intérêt financier à prescrire tel médicament, par exemple à cause d'un contrat avec le laboratoire producteur ou d'une étude qu"il a commencé en prescrivant Enantone à tout le monde, et qu'il ne laissera pas tomber parce qu'il a appris qu'il y avait tel ou tel effet secondaire... C'est à vous d'apprendre à ne pas vous laisser intimider, ne pas vous laisser faire, parce que c'est votre santé, votre corps, et qu'aucun médecin n'a le droit de vous imposer un tel traitement, d'autant plus qu'il n'est absolument pas indispensable et qu'il n'est pas non plus celui de première intention. Dire: si vous ne prenez pas Enantone ou Décapeptyl en préopératoire, alors je ne vous opère pas, est mauvais signe. C'est un chantage, et cela n'a rien de légal ni de déontologique.

D'autres médecins sont de bonne foi, mais se laissent influencer par la propagande savamment entretenue par les laboratoires et les médecins "leaders d'opinion" qu'ils paient; ces médecins-là croient naïvement que les analogues agonistes GnRH (ou LHRH - ils sont utilisés comme des synonymes) sont effectivement efficaces et indispensables dans la prise en charge d'une endométriose ou d'un fibrome ou d'une puberté précoce, même au-delà de l'âge limite: 8 ans chez les fillettes, 10 ans chez les garçons.

 Plus d'infos dans le groupe de discussion "Victimes Enantone" (qui concerne tous les autres médicaments de la même classe).

Commentaires

SUITE A LA LECTURE DE VOTRE ARTICLE, JE ME SUIS POSEE LA QUESTION ?
A SAVOIR : J'AI RECU EN 1999 DES INJECTIONS DE DECAPEPTYL PENDANT UNE DUREE DE 9 MOIS POUR UNE ENDOMETRIOSE.
DEPUIS, J'AI EU DES DOULEURS DE TYPE ARTICULAIRE, MYALGIES, ARTHRALGIES, AVEC FATIGUE GENERALE....
AU DEPART, ON M'A PRECISE QUE JE N'AVAIS RIEN DE DECELABLE ET JE VIENS JUSTE D'ÊTRE DIAGNOSTIQUEE : SPONDYLARTHROPATIE AVEC ENTHESALGIES.
J'AIMERAI SAVOIR S'IL Y AURAIT UN RAPPORT AVEC LE DECAPEPTYL?
MERCI POUR VOTRE REPONSE
CORDIALEMENT

Écrit par : GOUJON | 03/09/2008

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Mille excuses pour cette réponse tardive! C'était les vacances... un peu tardives aussi.

Oui, il est en effet possible que votre maladie ait été déclenchée par le Décapeptyl, puisque tous les symptômes que vous énumérez (douleurs musculaires, articulaires, fatigue générale) figurent parmi les effets indésirables de ce médicament, et non seulement pendant la durée du traitement, mais aussi de façon persistante dans certains cas. Les notices anglophones sont plus complètes à cet égard. Elles mentionnent aussi des maladies auto-immunes parmi les effets secondaires.

Quant aux enthésopathies, elles sont très courantes; des douleurs aux points d'insertion peuvent faire partie d'une fibromyalgie ou d'un syndrome myofascial généralisé provoqué par un traitement de type Enantone, Décapeptyl, Zoladex...

Le mieux serait de rejoindre le groupe de discussion, où vous pourrez lire des témoignages de personnes qui souffrent d'effets secondaires à des degrés divers, allant de symptômes qui s'estompent progressivement en fin de traitement à des maladies chroniques.

L'association de victimes (AVEAG) a réussi à construire une équipe médicale qui reçoit les victimes, les diagnostique et les traite en connaissance de cause, à savoir en fonction de toutes les données disponibles dans la littérature médicale internationale sur les effets de ces médicaments.

L'assos communique à travers le groupe de discussion et pourra vous orienter vers les médecins en question, si nécessaire. Parce que "enthésalgies" me semble un peu vague comme diagnostic, par exemple.

Pour rejoindre le groupe:
http://fr.groups.yahoo.com/group/VictimesEnantone/

Cordialement.

Écrit par : AVEAG | 13/09/2008

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Sexe masculin 66 ans L'urologue m'a prescrit Un changement de traitement en remplacement du casodex avec un PSA à 7 depuis 2002, 5 ans aprés une radiothérapie.
Injection d'Enantone LP 11,25 mg en premiére injection le 22 aout 2008, et depuis 2 mois, des effets secondaires comme des bouffées de chaleur, une impuissance total, douleurs, maux de téte.
Aucune indication de la part de l'urologue à ce sujet ne m'en a fait de commentaire !!! es-ce la seule solution !!! j'attend une réponse car à lire les commentaires des patients c'est alarment, durée dans le temps !!! etc...
Merci de vos conseils.
Guy

Écrit par : Guy | 29/10/2008

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Bonjour Guy,

J'ai supprimé votre nom de famille, car il s'agit d'éléments de votre dossier médical.

Pour en discuter - tranquillement et en toute discrétion - avec d'autres personnes souffrant des mêmes effets secondaires et des mesures de prévention qu'il convient de prendre pour éviter l'apparition d'effets indésirables plus importants, je vous conseille de rejoindre le groupe de discussion. (De toute façon, nous ne pouvons pas donner des conseils précis en public).

Faites-vous une adresse mail yahoo sous pseudonyme, par exemple, puis allez sur la page d'accueil et laissez-vous guider pour les trois étapes (très simples):

http://fr.groups.yahoo.com/group/VictimesEnantone/

Bien à vous.

Écrit par : AVEAG | 03/11/2008

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suivi pour un cancer de la prostate , je me suis vu prescrire de l'étantone L P 30; Dés le lendemain j'ai eu une plaque d'environs 12 cm trés dure J'ai été aux urgences et une semaine aprés le chirurgien du m'opérer avec anesthesie générale. depuis le 4 janvier une infirmIère vient me faire des pansements journaliers. Que s'est il passé...je tiens à votre disposition une photo .

Écrit par : BARRIDAS | 07/02/2009

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Bonjour,

Toutes nos excuses pour le retard...
Pour discuter des effets secondaires, le mieux est de rejoindre le groupe de discussion. Faites-vous une adresse n'incluant pas votre nom - pour plus de discrétion, même si le groupe est privé - et venez sur

http://fr.groups.yahoo.com/group/VictimesEnantone/

Oui, des cas comme le vôtre sont décrits dans la littérature médicale.

@ plus dans le groupe et bon rétablissement!
cordialement.

Écrit par : AVEAG | 12/03/2009

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Bonjour,
Ma soeur est atteinte d'une endométriose. Elle vient d'être opérée. Elle doit être mise sous ménopause artifiecielle pendant 3 mois avant de reprendre les essais bébé. $
Elle va avoir 4 injections de gonapeptyl 3mg pendant 3 mois.
Je viens de vous lire et tout cela m'angoisse.
Peut elle avoir des effets indésirables même en ne prenant le traitement que 3 mois?
Merci de votre réponse, je suis inquiète.

Écrit par : Caroline | 03/05/2009

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Bonjour Caroline,

Le Gonapeptyl est exactement la même chose que le Décapeptyl, de la même classe que l'Enantone, Zoladex, etc.
Ils ont donc tous les mêmes effets secondaires, mais ceux-ci varient d'une personne à l'autre. Impossible de dire à l'avance. Beaucoup dépend aussi d'éventuelles maladies préexistantes.
la question la plus importante est de savoir si la prescription est justifiée ou non. Si l'opération a été complète - et l'intervention chirurgicale faite par une équipe spécialisée est le seul vrai traitement -, alors il n'y a nul besoin de traitement hormonal, selon les recommandations de l'AFSSAPS (agence de sécurité sanitaire), faites par des spécialistes. Les mêmes qui disent que les traitements hormonaux (qu'il s'agisse de progestatifs ou de Gonapeptyl / enantone / Décapeptyl...) n'ont pas leur place dans le traitement de la fertilité.
Mais on ne peut pas répondre autrement que de façon générale, puisque ce que vous dites est aussi très général. Et nous ne sommes pas là pour nous substituer aux médecins, loi de là. Il faut savoir exactement ce qu'il en est de la situation de votre soeur. Et demander un deuxième avis, de préférence à des spécialistes de l'endométriose connus pour ne pas avoir trop légèrement recours au médicaments, mais appliquer BIEN le seul traitement digne de ce nom: la chirurgie.
Nous l'avons déjà dit: vous pouvez rejoindre le groupe de discussion et lire par vous-même les diverses notices étrangères, les signalements d'effets secondaires et autres documents. Et poser aussi vos questions.

Les effets secondaires peuvent malheureusement intervenir DES LA PREMIERE HEURE - c'est le cas de l'apoplexie hypophysaire ou de l'épilepsie, par exemple - ou DES LES PREMIERS JOURS.

L'apoplexie hypophysaire, effet secondaire qui est une urgence neurochirurgicale car potentiellement mortel est mentionné même dans la notice française de l'Enantone. C'est un effet très rare, certes, mais pourquoi prendre le risque?? Alors que ni l'Enantone ni le Gonanpeptyl ou les autres n'apportent aucun bénéfice en endométriose, dans les fibromes et en général dans les maladies gynécologiques.

Chez d'autres personnes, la première injection est supportée sans trop de problèmes, et les effets indésirables apparaissent à la deuxième ou troisième, etc.

Il faudrait aussi penser à des soucis de santé qui ne sont pas symptomatiques tout de suite. Ainsi, une tumeur bénigne de l'hypophyse (adénome hypophysaire) peut mettre des années avant de se manifester et/ou d'être diagnostiqué. Il en va de même pour certaines autres maladies, comme pour des douleurs d'installation progressive.

Ce n'est pas pour rien que les recommandations de l'AFSSAPS disent qu'il ne faut pas dépasser une cure par vie de femme (!!)

La meilleure attitude consiste à NE PRENDRE CES MEDICAMENTS QU'EN CAS DE FORCE MAJEURE, à savoir dans les cancers. Et là encore, bon nombre d'études américaines incluant des dizaines de milliers d'hommes souffrant de cancers de la prostate tirent la sonnette d'alarme sur les effets indésirables. De plus en plus de spécialistes recommandent de restreindre la prescription d'Enantone (Lupron aux USA, qui est le plus utilisé) aux cas de cancers métastasés et en fonction de l'espérance de vie des personnes.

Alors voilà, nous sommes désolés de donner des réponses qui ne peuvent être qu'inquiétantes. Mais il faut comprendre que ces médicaments ne sont pas anodins.

J'espère que votre soeur n'aura pas de problèmes graves et/ou durables. Cela diffère tellement d'une personne à l'autre qu'il est impossible de dire quoi que ce soit, si ce n'est que les risques sont là.

Bon courage.

PS: C'est étonnant, 4 injection pour une durée totale de trois mois. Habituellement, c'est une injection à libération prolongée par mois - ou alors une injection à libération prolongée pour trois mois.

Écrit par : AVEAG | 01/06/2009

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Bonjour ,

Au lendemain de mes 66 ans ; tout cela ne me rassure pas du tout;36 psa (pour 4)je me demande quel avenir?
Au départ j'ai consulté mon médecin pour un prolype nasal,suite à une analyse de sang:35.6 de psa!!!!!!!
Puis l'enclenchement(j'aurais dû consulter avant le site "touche pas a ma prostate)
Echographie,biopsies,sintigrphie,irm,résultat;2nodules de 12 et 14mm env.
8 j après reste 1 nodule de 12mm avec effraction capsulaire?
Aujourd'hui traitement Casodex et 1 piqure Enantone 30g pour 6mois

Qui peut me rassurer????????? !
Merci

Écrit par : Gerard C. | 19/08/2009

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bonjour j'ai étais opérer pour une endometriose en 2007. a suivi un traitement de décap pendant 3 mois. depuis j'ai eue un bébé. il a 2ans et en juin j'ai recommencer a souffrir de l'endometriose je suis retourner voir le gynécologue qui m'a opéré et il m'a dit "revenez quand vous arriverez plus a avoir une vie normal"... j'ai décidé d'aller voir un spécialiste qui au vu mes douleurs a proposé plusieurs exams et en attendant de tout passé il m'a fait une piqure d'henantone... (je ne connaissais pas ce blog... dommage j'aurais refusé!) maintenant ca fait un mois et j'ai quelques effets secondaires (surtout dépressif, bouffé de chaleur, amaigrissement (40k),douleur musculaire, très grosse fatigue, baisse de tension, et d'autres encore...) (il me tarde de le revoir pour en discuter avec lui!) et j'avoue que ca me fais peur tout ce que vous dites... et il a prévu de m'opérer a la suite du traitement, si j'ai bien compris, il ne verra pas tout? je souffre beaucoup (endométriose) et ca ne s'est absolument pas calmé depuis cette piqure (en plus de tout les effets très indésirables). Vous dites aussi une par vie de femme... ca fait déjà deux en 4ans...

Écrit par : nellie | 15/03/2011

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bonjour
Je viens d être opérer de la prostate en decembre2011 suite a douze prélèvement effectué avant , résultat très agressif sur les 12 avec débordement autour
suite a cela j ai eu 36 séance de rayons
depuis j ai eu des injections enantne lp 11.25mg a deux reprise et je doit passer a 30 mg en juillet
depuis le début j ai de grosse bouffé de chaleur , rit me cardia a 97 au lieu 65 avant au repos et qui monte a 145 au moindre effort, j ai fait changer les verres de mes lunettes de l année précédente car ma vision fait des ondulations et le résultat et le même au jour d hui , et des des maux de tète passager , ainsi qu une gène continu et pesante dans le cou
J ai toujours des fuites urinaire depuis l opération en continu et parfois des pertes fécale incontrôlé et fait une éventration au niveaux du nombril la ou il sont entrée pour opérer
je trouve que sa fait beaucoup de chose que je n avait pas du tout avant et cela me mine le morale
j ai 55ans 1/2 et je suis en arrêt mais mon médecin veut me faire reprendre mon activité sans vraiment m écouter quand je lui parle de tout se que je viens de vous décrire
que penser vous de tout se qui m arrive et que faire
je suis preneur de tout vos conseils
salutations

[Nom de famille effacé; un prénom est suffisant, car il s'agit de données très intimes]

Écrit par : geoffroy ph. | 17/05/2012

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Bonjour,

Je sors de ma visite post-opératoire concernant mon endométrectomie qui a eu lieu le 4 janvier dernier. c'est pourtant un chirurgien très réputé qui m'a opéré, en vain, car depuis un mois, je continue à avoir des saignements non-stop. Dépité, le chir m'a dit qu'il fallait désormais avoir recours à l'hystérectomie. Mais n'ayant que 41 ans, il me dit que les soucis des femmes ménopausées, je les aurais 20 ans avant et qu'il n'est pas souhaitable de les anticiper autant. Il a donc choisi l'alternative de me prescrire Enantone 11.75 mg et d'attendre jusqu'au 8 mai prochain pour voir si une amélioration apparait. Néanmoins, il me dit que cette solution n'est que provisoire et qu'elle repousserait l'opération de quelques mois ou quelques années. A lire tous ces témoignages, je n'ai pas envie de cumuler d'autres maladies. Que dois-je faire ? accepter ou refuser l'Enantone ? l'hystérectomie a t-elle des effets moins néfastes à long ou à court terme ?

Merci de m'éclairer rapidement, car l'injection doit normalement avoir lieu ce samedi.

Écrit par : gaelle | 05/02/2013

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Bonjour,

On m'a décelé en decembre 2011 une endometriose sévère et j'ai du subir une célioscopie suite à cette opération, j'ai eu un traitement sous piqure d'énantone pendant 9 mois depuis j'ai de l oedeme dans les jambes qui ne veut pas partir pensez vous que c'est à cause d énantone que j'ai cette oedeme ?

Merci pour votre réponse

Écrit par : christelle | 10/02/2013

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J'ai 85 ANS trés bonne santé .mais..juin 2011 problèmes avec la prosrate PSA 14.03 avec hormone et gonflement des seins...
mai 2012 3.040;; avec ENATONE lp 11.25 0.115;;enatone 12/2012 0.017. prochaine le 18/0372013 !!!
tout va bien...sauf chaleur avec transpiration..douleurs, arthrose,soignée avec anti inflamatoire à savoir célestène ,ou,advil et autres....pour rester en forme.Le pire plus d' érection rien de rien !!! Paul

Écrit par : castellani | 15/03/2013

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Bonjour,
Je lis avec attention tout ce qui concerne les effets indésirables des agonistes car je pense en être victime mais aucun médecin ne veut me prendre au sérieux malgré des douleurs articulaires et musculaires intenses (pour ne citer que ça !) je souhaiterai savoir si votre groupe existe encore car j'aimerai beaucoup pouvoir obtenir des informations et pouvoir communiquer avec vous. Merci de bien vouloir me répondre, je vous en serai très reconnaissante.
Marie

Écrit par : Marie | 21/03/2013

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Bonjour, ma fille de 8ans présente une puberté précoce déterminée par analyses de sang, échographies pelviennes à 5 mois d'intervalle et hospitalisation sur 1/2 journée à l'hôpital des enfants du CHU PURPAN à Toulouse. Elle vient d'avoir sa 1ère injection d' ENANTONE L.P. 11,25mg, et la prochaine injection est prévue 12 semaines plus tard (environ 3 mois). Cela va durer 2 à 3 ans. Au fil de mes recherches, j'ai une terrible angoisse, et je ne trouve pas de réponse : quels sont les effets à long terme qu'elle risque de ressentir lorsqu'elle aura 20-30 ans ou + et qu'elle aura envie d'avoir des enfants, etc etc. J'ai peur aujourd'hui. Je veux savoir si oui ou non c'est dangereux pour elle et si le remède n'est pas pire que le mal. Je veux savoir avant la prochaine injection, si j'en donne l'ordre ou pas. MERCI infiment pour votre réponse. Une maman qui aime sa fille. Sophie

Écrit par : Sophie | 08/09/2013

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J'ai moi-même été traité sous ENANTONE alors que celui-ci était encore sous protocole d'essai avant son autorisation de mise sur le marché.

Alors âgé de 7 ans, je n'ai pas eu mon mot à dire, mes parents croyant alors agir pour mon bien.

Et, par le miracle de quelques médecins voulant jouer au petit chimiste, je me retrouve maintenant non seulement stérile sans parler des autres conséquences

Alors un bon conseil à toutes les personnes à qui l'on pourrait proposer un traitement sous ENANTONE : PASSEZ VOTRE CHEMIN

En bref, vive ENANTONE
Et VIVE LA STÉRILISATION CHIMIQUE

Écrit par : MARTIAL VERDIN | 19/03/2015

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